Les semences

Cette semaine, nous allons vous parler de graines et plus particulièrement des semences libres et reproductibles car les semences hybrides (F1) c’est beaucoup moins intéressant pour l’autonomie alimentaire…

Qu'elles soient grosses, petites, rondes, plates, noires, vertes ou grises, ces petites graines toutes simples mais à la fois si précieuses nous permettent de nous nourrir et de conserver notre patrimoine local sans appauvrir la biodiversité. Comment ? En donnant naissance à une plante adaptée au pédoclimat qui pourra se reproduire et créer à son tour un gros paquet de graines.

Vivent les petites graines libres !

En tant que jardinier, soutenez la lutte contre l’appropriation du vivant par les grands semenciers en vous procurant des semences paysannes reproductibles et faites pousser la vie, années après années, dans votre potager ou sur le bord de vos fenêtres (pssst… on raconte qu'une personne de notre équipe à fait pousser des petits-pois en jardinière en plein Bruxelles et qu’ils étaient super bons )

Attention, petites précisions : 

  • Des semences certifiées Bio peuvent être F1 : le cahier des charges ne porte pas sur les semences, mais sur leur mode de culture.

Alors pourquoi les utiliser en agriculture Bio ? Car l’usage des produits phytosanitaires est plus réduit que dans l’agriculture conventionnelle. Les variétés de légumes F1 sont dites plus résistantes aux maladies, plus productives et plus uniformes/ calibrées. Dans le cadre d'une activité maraichère professionnelle sur moyenne et grande surface, les semences F1 sont donc plus "pratiques" puisque le rendement est plus important.

Quelques conseils pour semer (si si, c'est encore la saison) à retrouver dans notre petit guide spécial en ligne ou dans notre magasin

On parle de semences paysannes, mais il est essentiel de préserver les variétés de fleurs et de plantes locales.

Ces plantes qui sont les mieux adaptées au pédoclimat local puisqu'elles poussent naturellement chez nous et qui constituent de vraies ressources en nectar, pollen, feuilles, fruits ou bois pour la faune locale... Et vice-versa. Cette cohabitation résulte d'une longue évolution entre les espèces, qui peut se trouver compromise avec l'introduction de plantes exotiques qui parfois, prennent même la place des espèces indigènes.

Attention donc lorsque vous récoltez des graines lors de vos balades ! Pour les reconnaitre, consultez le guide publié par AlterIAS à ce sujet.